|
EN BREF |
|
Plongez dans l’univers fascinant de la Chartreuse Terminorum avec Simon Lancelevé, ethnographe et sociologue. Auteur de La Quête, il partage son expérience de quatre ans au sein de cette course mythique, souvent surnommée la ‘Barkley française’. Ce défi extrême, avec ses 300 km et 25 000 m de dénivelé positif, sans balisage, a suscité une immersion d’une intensité inégalée. Découvrez comment, à travers cette enquête, il dévoile l’essence même de ce test d’endurance hors du commun.
Entretien : Simon Lancelevé partage son enquête de quatre ans sur l’ultra-trail, une expérience de vie inoubliable au cœur de la ‘Barkley française’
Simon Lancelevé, ethnographe et sociologue, s’est immergé pendant quatre années dans la communauté des coureurs de la Chartreuse Terminorum. Cette course extrême est inspirée de la légendaire Barkley Marathons. À travers son livre « La Quête », Simon raconte ses découvertes et ses expériences vécues au sein de ce défi sportif où la navigation est essentielle et où les barrières mentales et physiques sont mises à rude épreuve. Dans cet entretien exclusif, il partage ses impressions sur la course et ce qu’elle représente pour les participants.
Un défi monumental : la Chartreuse Terminorum
La Chartreuse Terminorum est une course qui résonne comme un écho de la mythique Barkley Marathons. Nombreux sont ceux qui aspirent à relever ce défi légendaire, conscients de sa difficulté sans égale. En effet, la Terminorum s’étend sur 300 km avec un dénivelé positif de 25 000 m dans la splendeur des montagnes de Chartreuse. Ce parcours vertigineux impose aux participants de s’orienter sans balisage, avec uniquement la nature comme guide. Chaque coureur doit compléter cinq boucles dans des conditions de pleine autonomie, sous une pression de temps maximale de 16 heures par boucle.
Simon Lancelevé décrit avec passion comment s’est créée cette course où l’imprévu règne. « On y voit une compétition d’élite, avec seulement 40 participants sélectionnés », détaille-t-il. La tâche des coureurs ne se limite pas à trouver leur chemin : ils doivent également débusquer des livres cachés et arracher les pages correspondant à leur numéro de dossard comme preuve de leur passage précis.
Les mystères qui hantent la Terminorum
Les conditions extrêmes de la course et ses règles strictes entourent la Terminorum d’un halo de mystère. Simon était présent lors des premières éditions et raconte comment ce cadre légendaire s’est ancré dans son esprit. « Il était fascinant de voir cette course naître et évoluer sans aucun finisseur durant ses premières années. Un défi qui semblait insurmontable. » Il précise que l’absence de finisseur pendant trois ans a suscité la curiosité tout autant que l’admiration.
La Chartreuse elle-même, avec ses paysages à couper le souffle, ajoute une dimension historique à cette épreuve. « Terminorum renferme une touche d’histoire locale. Elle évoque le nom donné aux bornes par les moines pour délimiter leur domaine », précise Simon. Cette ambiance unique, s’harmonisant avec le mythe de la course, enrichit l’attrait pour les participants.
EN BREF Événement : Ultra-trail : Yukon Arctic Ultra Participant : Guillaume Grima, leader de la course Problème : Contraint à l’abandon à cause de pieds gelés Conséquence : Interruption imprévue pour rétablir le service Ah, l’ultra-trail, ce monde fascinant…
Les aspirations derrière une course « impossible »
La quête des émotions intenses assure l’unité de la communauté des coureurs de la Terminorum. « Ce que les participants recherchent, c’est une expérience de vie marquante au plus profond de l’épreuve », explique Simon. D’un côté, il y a ceux qui aspirent à finir la course et, de l’autre, ceux qui se lancent pour se mesurer à leurs propres limites.
Certains concurrents sont attirés par les aspects communautaires et la camaraderie qui en découle. Simon souligne également que la Termionorum se distingue par son caractère alternatif. Le coût réduit d’inscription de trois euros et le processus de sélection unique participent à l’intérêt grandissant pour cet événement.
Immersion et compréhension : Simon sur le terrain
Lancelevé a lui-même endossé le rôle de coureur pour mieux comprendre l’épreuve. « Participer à la Terminorum m’a ouvert les portes de ce monde, où l’imprévu est omniprésent et le stress constant », se souvient-il. Sa participation au défi fut indispensable pour s’intégrer à la communauté et comprendre la dynamique des coureurs.
« En vivant la course, j’ai pu capter l’essence des émotions ressenties par les participants. Cette plongée m’a permis de suivre de près neuf coureurs au total durant mon enquête », déclare-t-il. Ses expériences lui ont ainsi offert une perspective précieuse sur la relation des participants avec la course.
« `html EN BREF Guillaume Grima annonce son abandon sur Instagram. Leader durant 100 km, il abandonne après 450 km. Les températures inhabituelles entre 0 et 10°C ont affecté sa performance. Il évoque des problèmes de pieds liés à l’humidité constante.…
Entre épuisement et visions : le récit captivant d’un ultra-trail de 200 km dans les Vosges
EN BREF Épreuve physique de 200 km dans les Vosges 50 heures de course, défi pour le corps et l’esprit Récit de Frédéric, un coureur de trail expérimenté Seulement 30 minutes de sommeil pendant la course Émotions entre épuisement et…
Une réflexion sur l’ultra-trail et la performance
Cette aventure de quatre années a laissé une trace indélébile sur Simon, mais a également apporté un éclairage plus général sur le monde de l’ultra-trail. « L’effort de longue durée ne doit pas être banalisé », insiste-t-il. Aujourd’hui, bien que l’ultra-trail connaisse une popularité croissante, il reste encore une niche. Les statistiques montrent que peu de pratiquants de trail osent explorer plus que cet horizon.
Historiquement, les courses extrêmes existaient sous d’autres formes, poursuit Simon, partageant des anecdotes sur des courses de 1000 miles. « Avant, les épreuves longues ne rassemblaient pas autant de participants, mais elles ont toujours teinté le paysage sportif, » confie-t-il.
Au fil des années, Simon Lancelevé a pu contempler et analyser les enjeux de la performance, l’endurance et la volonté humaine à travers cette incroyable course nommée la Chartreuse Terminorum. Pour en savoir plus sur le parcours de Simon, visitez son profil ou son site web personnel.
EN BREF Guillaume Grima a abandonné la Yukon Arctic Ultra après 450 km. Les conditions étaient humides et enneigées, causant des problèmes aux pieds de Grima. Le relais de leader est passé à un autre Français, Paul Clément. La course…
Un nouvel Ultra Trail en Finistère : ambition de transformer la course en événement incontournable
EN BREF 1. Nouvel Ultra Trail prévu en Finistère 2. Objectif : Devenir un événement incontournable 3. Précisions sur le parcours et les difficultés techniques 4. Impact attendu sur l’économie locale 5. Mobilisation des coureurs et organisateurs 6. Mettant en…
Une immersion fascinante dans l’univers de l’ultra-trail
L’enquête de Simon Lancelevé sur la Chartreuse Terminorum s’inscrit comme un témoignage unique et poignant de ce qu’impliquent ces épreuves d’ultra-endurance, couvrant des kilomètres infiniment exigeants tant physiquement que mentalement. En posant ses valises au cœur de la Chartreuse et en participant lui-même à cette aventure hors du commun, Lancelevé ne s’est pas contenté de prendre des notes en spectateur, il a véritablement embrassé l’essence de cet ultra-trail.
Son expérience permet de comprendre la quête personnelle qui sous-tend la participation à une telle course. Les coureurs de l’ultra-trail ne recherchent pas simplement la performance sportive, mais une exploration intérieure, la découverte de limites qu’ils s’efforcent de repousser, pour vivre une expérience qui les transcende. Cette recherche du dépassement de soi, une quête presque spirituelle, est ce qui anime ces aventuriers modernes des sentiers escarpés et des paysages impitoyables.
La singularité de la Terminorum réside dans sa remise en question perpétuelle du possible. Marquée par une autonomie imposée et une absence totale de balisage, elle exige des coureurs non seulement une endurance physique, mais aussi une grande aptitude à naviguer et à improviser face à de multiples imprévus. Cette capacité à aborder l’inconnu se traduit par une épreuve qui n’est pas qu’une simple course, mais un véritable voyage initiatique.
Au-delà des défis physiques exceptionnels qu’il dépeint, Simon Lancelevé nous rappelle l’existence d’une communauté unie par des valeurs de résilience, de partage et de respect face à la nature. Grâce à son immersion dans cette « Barkley française », il nous offre un panorama riche et approfondi de l’ultra-trail, rendant un vibrant hommage à tous ceux qui s’alignent au départ, poussés par l’âme du coureur en quête d’absolu.
Bedous : Appel aux bénévoles pour soutenir l’ultra-trail de la Montan’Aspe
EN BREF L’équipe Montan’Aspe organise l’édition 2026 du trail de la Montan’Aspe les 5 et 6 juin, avec une nouvelle course : le 100 K’Aspe (108 km pour 7 170 m de dénivelé). Nouvelle course par équipes de quatre :…
La preuve est là : courir 40 km en trail défie plus qu’un ultra de 160 km
EN BREF Une étude confirme : courir 40 km sur plusieurs jours est plus difficile que de parcourir 160 km en une seule fois. L’UT4M 160 Challenge sur 4 jours engendre une fatigue musculaire et cardiaque intense. A contrario, l’UT4M…