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EN BREF |
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| Médicaments concernés | Ibuprofène, diclofénac, aspirine souvent utilisés en longue course. |
| Études et conséquences | Études montrent que ces médicaments peuvent affecter les reins et l’intestin, et augmenter l’inflammation globale. |
| Recherches spécifiques | Près de 70% des coureurs à la Western States 100 prenaient de l’ibuprofène, résultats inquiétants pour les dommages musculaires et l’inflammation systémique. |
| Impact néfaste | Les AINS diminuent le flux sanguin vers les reins, ce qui peut être problématique en cas de déshydratation ou de stress. |
| Règlementation | L’UTMB avait interdit ces médicaments en 2021, mais suit désormais les règles de l’AMA qui ne les considère pas comme dopants. |
| Risque rénal | Rare mais potentiel avec la prise d’anti-inflammatoires pendant des efforts prolongés dans des conditions extrêmes. |
L’ultra-trail, cet incroyable effort physique qui pousse le corps à ses limites, suscite de nombreuses questions quant à l’usage des anti-inflammatoires durant l’épreuve. Longtemps utilisés par les coureurs pour soulager les douleurs et permettre de continuer à avancer, ces médicaments sont désormais au cœur de débats houleux. En cause, leurs effets secondaires qui peuvent être nuisibles pour les reins, l’intestin et engendrer une inflammation globale. Alors, faut-il vraiment les éviter pour protéger sa santé tout en repoussant ses limites ?
Dans le monde palpitant de l’ultra-trail, certains coureurs se tournent souvent vers les anti-inflammatoires pour gérer la douleur et l’inflammation. Mais est-ce réellement judicieux ? En interrogeant les experts et en décryptant diverses études, cet article vous dévoile les effets potentiellement néfastes de ces médicaments, ainsi que des alternatives plus saines à considérer pour votre santé et performance.
Usage courant des anti-inflammatoires : un risque sous-estimé
Les courses d’ultra-trail sont synonymes de défis extrêmes et de douleurs inévitables. Pour certains athlètes, la solution immédiate pour atténuer cette douleur réside dans la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l’ibuprofène, le diclofénac ou l’aspirine. Selon le professeur David Nieman de l’Appalachian State University, environ 70 % des participants de la prestigieuse Western States 100 utilisaient ces médicaments avant et/ou pendant la course. Cependant, plusieurs études récentes mettent en lumière les risques d’une telle pratique.
Conséquences physiologiques et rénales
Les AINS agissent en bloquant la production de prostaglandines, réduisant ainsi la douleur et l’inflammation. Pourtant, ils affectent aussi le flux sanguin vers les reins, augmentant les risques de troubles rénaux. En situation d’effort prolongé, de déshydratation et de stress thermique typiques de l’ultra-trail, cette combinaison peut mener à de graves complications comme la rhabdomyolyse, une dégradation massive des fibres musculaires [source].
Une autre étude publiée par les chercheurs de l’UTMB World Series a révélé que l’interdiction de ces médicaments pendant la course a conduit à une réduction notable des incidents médicaux, appuyant l’idée que ces comprimés ne sont pas aussi anodins qu’ils semblent [source].
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Performance élévée, mais à quel prix ?
Les anti-inflammatoires sont souvent perçus comme des produits facilitant la performance, même s’ils ne sont pas classés comme dopants par l’Agence mondiale antidopage (AMA). Cependant, cette surmédicalisation engendre plus de mal que de bien. Une enquête menée par des journalistes montre que ces médicaments exacerbent l’inflammation systémique, ce qui conduit à des performances médiocres à long terme [source].
Des cas d’abus et leurs conséquences
Même si les cas graves sont rares, ils existent. L’ultra-trailer Joyline Chepngeno, par exemple, a été récemment suspendue en raison d’un contrôle positif aux substances interdites après avoir utilisé des anti-inflammatoires, illustrant les conséquences dévastatrices que ces médicaments peuvent avoir sur une carrière sportive [source].
Clairement, les bénéfices perçus des AINS ne justifient pas les risques encourus, surtout quand il est question de santé à long terme [source].
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Quelles alternatives pour les ultra-traileurs ?
Pour les coureurs à la recherche de performances élevées sans compromettre leur santé, des solutions alternatives existent. Le recours aux cétones, par exemple, est devenu populaire. Ces compléments alimentaires, créés à partir de lipides par le foie, permettent une meilleure récupération et une résistance accrue à l’effort sans les effets secondaires des AINS [source].
Approches naturelles et prévention
En outre, l’engagement dans une routine de récupération rigoureuse, incluant des étirements et des techniques de relaxation, peut nettement améliorer la gestion de la douleur après une course. Adopter des pratiques comme le yoga peut également réduire les courbatures, favorisant ainsi une récupération plus rapide et plus en douceur [source].
Par ailleurs, l’utilisation d’un équipement approprié, comme le choix de chaussures adaptées, peut jouer un rôle significatif dans la prévention des blessures, évitant ainsi la nécessité de recourir à des anti-inflammatoires [source].
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Conclusion : précaution et alternatives pour une pratique plus sûre
Dans le monde exigeant de l’ultra-trail, où la résistance physique et mentale est mise à rude épreuve, le recours aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pendant la course est une pratique répandue. Toutefois, les études récentes, comme celles menées par David Nieman, mettent en lumière les risques potentiels associés à leur utilisation. Les complications possibles, allant de l’inflammation systémique accrue à l’atteinte rénale, soulèvent des inquiétudes quant à leur impact sur la santé des coureurs.
La décision de l’UTMB World Series de restreindre temporairement l’utilisation des AINS démontre une prise de conscience croissante de ces dangers. Bien que la réglementation ait été ajustée pour s’aligner sur les directives de l’Agence mondiale antidopage, la prudence reste de mise. Coureurs et organisateurs sont encouragés à privilégier des alternatives plus sûres à la gestion de la douleur.
Les alternatives ne manquent pas pour ceux qui cherchent à optimiser leur confort et leur performance pendant les épreuves. Parmi elles, des stratégies de récupération naturelles telles que les étirements, des techniques de relaxation comme le yoga, ou encore le recours à des compléments alimentaires soigneusement sélectionnés, peuvent constituer des moyens efficaces pour minimiser l’inconfort musculaire et favoriser la récupération.
En fin de compte, la clé pour explorer les limites de ses capacités réside dans une approche équilibrée. Informer et sensibiliser les coureurs sur les implications à long terme de l’utilisation des AINS est crucial pour préserver leur santé. L’ultra-trail, discipline de défi par excellence, appelle à des stratégies réfléchies et adaptatives. En équipant les athlètes de connaissances et d’outils adaptés, l’objectif est de garantir une pratique de l’ultra-trail aussi sûre que possible, permettant ainsi à chacun de repousser ses limites tout en préservant son intégrité physique.
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